LECTURE à partir de 15 ans

Dominique Garras

Aux femmes savamment placées sous la dépendance des hommes et réduites au silence, à l’expression de leur talent, il manquait de quoi vivre, du temps et une chambre à soi.

La création littéraire a-t-elle été toujours accessible aux femmes ? Pour Virginia Woolf, invitée à donner une conférence sur ce thème en 1928 devant le public féminin du Newnham Collège, la réponse est non.
Le patriarcat, ses préjugés sur « l’infériorité physique, morale, intellectuelle des femmes », leur absence d’indépendance matérielle et financière pendant des millénaires, leur confinement à un statut et à des travaux domestiques, l’impossibilité pour elles de poursuivre des études universitaires jusqu’au début du XXe siècle, ont rendu impossible, selon Virginia Woolf, l’épanouissement d’une créativité littéraire féminine, malgré quelques devancières isolées au XVIIe siècle, méprisées sous le sarcasme de « bas-bleus », avant l’émergence des grandes romancières du début du XIXe siècle, Jane Austen, les soeurs Brontë, George Eliot, qui pourtant, malgré leurs dons innés, avaient écrit en se cachant, en étant confinées dans un cadre oppressant, ou en subissant l’opprobre d’une vie à peine libérée du conformisme.

Une défense et illustration des droits des femmes à l’indépendance matérielle (« une pièce à soi ») et financière (500 livres de rente), seules conditions de leur émancipation en tant qu’écrivains, tant de philosophie ou de science que de fiction, en plus d’une leçon de lecture critique des grands auteurs.
Passionné, convaincant, militant, mais aussi ironique ou parfois poétique, le texte manifeste force et habileté mais aussi révèle une grande prosatrice et un auteur aux multiples talents.

FICHE TECHNIQUE

  • Equipe : 1 lectrice

  • durée du spectacle : 1h00

  • Jauge : non limitée

  • Espace scénique  : 2 m * 2 m minimum

  • Prix de cession : nous consulter

Sculpture : Laure Dallet